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Comment saler l'ADN le rend plus flexible !

La rigidité de l’ADN double brin joue un rôle majeur dans la structuration du chromosome et donc l’expression des gènes, ainsi qu’en nanotechnologie où l’ADN est utilisé comme brique de construction. Mais comment cette rigidité est-elle influencée par la présence d’ions de types différents ?  Dans ce travail, des équipes de l’Institut de Pharmacologie et Biologie Structurale et du Laboratoire de Physique Théorique-IRSAMC ont répondu à la fois expérimentalement et théoriquement à cette question. Grâce à la parallélisation massive de la technique molécule unique de Tethered Particle Motion (TPM), ils ont mesuré la dépendance de la longueur de persistance, reflet de la rigidité du polymère l’ADN, sur une large gamme d’ions et de concentration en sels et mis en évidence une décroissance unique pour les ions métalliques monovalents ou divalents, parfaitement décrites par des théories récentes qui prennent en compte les effets électrostatiques non-linéaires ainsi que le diamètre fini de l’ADN. Cette étude permettra ainsi de prédire certains changements conformationnels de structures complexes formées par l’ADN aussi bien in vitro que in vivo. Ce travail a été publié dans Physical Review Letters, le 18 janvier 2019.

 

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Influence de la force ionique sur la longueur de persistance de l’ADN double brin pour des ions monovalents métalliques (Li+, Na+, K+, symboles rouges) et divalents (Mg2+, Ca2+, Pu2+, symboles bleus), ajustés par des courbes issues des théories récentes prenant en compte les effets électrostatiques non-linéaires et le diamètre fini de l’ADN

Référence

Guilbaud S, Salomé L, Destainville N, Manghi M, Tardin C. Dependence of DNA persistence length on ionic strength and ion type. | Phys Rev Lett 2019 | January 18 |  DOI: https://doi.org/10.1103/PhysRevLett.122.028102

Contact

Recherche: Catherine Tardin, Manoel Manghi

Presse: Françoise Viala | 06 01 26 52 59 | Communication@ipbs.fr