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La FRM soutient le retour en France d'Emma Lefrançais grâce à une bourse de recherche lui permettant d'étudier la dynamique cellulaire des allergies respiratoires à l'aide de la microscopie intravitale pulmonaire.

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Représentation en isosurface d’une photo de poumon au microscope multiphotonique montrant les cellules exprimant l’IL-33 (en vert), les vaisseaux sanguins (en rouge) et le collagène (en bleu).

Emma Lefrançais, chercheure postdoctorante dans l’équipe de Jean-Philippe Girard a reçu « l’aide au retour en France » de la FRM (Fondation pour la recherche médicale), un financement de trois ans pour étudier les dynamiques cellulaires des allergies respiratoires grâce à la microscopie intravitale du poumon.

La microscopie multiphotonique apporte une haute résolution et permet d’observer le tissu vivant en profondeur (plusieurs centaines de microns). L'imagerie intravitale est ainsi une des approches les plus puissantes pour étudier des processus dynamiques comme l’infection ou inflammation et permet d'observer le poumon dans des conditions physiologiques (en conservant la circulation et le microenvironnement pulmonaire). Toutefois, le suivi dynamique in vivo du poumon à l'échelle microscopique impose le développement de techniques destinées à stabiliser l'organe, sans quoi les mouvements intrinsèques dus à la respiration et aux contractions cardiaques gênent de façon rédhibitoire l'acquisition d'images précises au cours du temps. La technique d’imagerie intravitale du poumon développée par M. Looney et M. Krummel à l’Université de Californie à San Francisco (UCSF) (Looney et al, Nature Methods 2011) permet de surmonter ces obstacles et de révéler des connaissances inaccessibles à d’autres méthodes. Emma Lefrançais a pu acquérir cette technique au cours de son séjour postdoctoral et grâce au soutien de la FRM, elle développera cette technique de pointe à l’IPBS. Son projet vise à élucider les dynamiques cellulaires impliquées dans l’asthme et plus particulièrement les cellules activées par l’interleukine-33 (IL-33) une molécule jouant un rôle essentiel dans cette pathologie.

L’IPBS possède deux microscopes multiphotons dont un en environnement infectieux qui permet l’imagerie in vivo d’agents hautement pathogènes (Barlerin et al, Scientific Reports 2017). Nous pouvons ainsi observer les dynamiques cellulaires lors des exacerbations virales de l’asthme, les virus respiratoires étant connus pour être à l’origine des crises d’asthme les plus graves.