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Un partenariat de recherche prometteur avec MSDAVENIR pour le développement de stratégies non conventionnelles pour le traitement de la tuberculose

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Le fonds de dotation MSDAVENIR  et l’Institut de Pharmacologie et de Biologie Structurale ont signé le 20 décembre 2018 un important partenariat de recherche en infectiologie. Cette collaboration est destinée à soutenir, à hauteur de 800,000 euros sur 3 ans, un projet de recherche intitulé Fight-TB qui pourrait ouvrir la voie à la mise au point de traitements individualisés contre la tuberculose.

 

Avec plus de 10 millions de nouveaux cas et près de 1,8 millions de décès chaque année, la tuberculose est la maladie infectieuse à agent étiologique unique la plus meurtrière au monde. L’efficacité relative du vaccin (BCG) et l’émergence grandissante de souches de Mycobacterium tuberculosis résistantes aux traitements (500 000 cas en 2017) nécessitent le développement d’un nouveau vaccin, meilleur que le BCG, de meilleurs tests de diagnostic, et de meilleurs traitements. Dans ce contexte le projet Fight-TB vise à mener une recherche fondamentale innovante sur le bacille tuberculeux, la réponse immunitaire antituberculeuse et les interactions hôte-pathogène dans la tuberculose afin de proposer de nouvelles pistes pour de nouveaux traitements permettant de complémenter les thérapies existantes tout en évitant l’apparition de résistances nouvelles.

 

Ce projet  vise en particulier à explorer des stratégies alternatives aux traitements par antibiotiques : d’une part des stratégies visant à stimuler les défenses immunitaires de l’hôte (thérapies dites « ciblant l’hôte »), d’autre part des stratégies visant à réduire la virulence du bacille (thérapies dites « anti-virulence »).

 

Les équipes de l’IPBS impliquées dans ce projet (équipes de M. Daffé, C. Guilhot, O. Neyrolles et J. Nigou) ont déjà identifié plusieurs cibles prometteuses de l’hôte, permettant de réduire l’inflammation tuberculeuse, et ont identifié des cibles de la bactérie impliquées dans sa virulence.

 

«  Longtemps considérée comme une maladie du passé, la tuberculose reste malheureusement un problème de santé publique majeur. Le projet Fight-TB a pour ambition de développer une recherche fondamentale de pointe qui permettra de découvrir des stratégies innovantes pour une meilleure prise en charge de la maladie : des thérapies qui aideront l’hôte infecté à mieux se défendre contre le bacille, et des molécules qui réduiront la virulence du pathogène, molécules moins susceptible de générer des résistances au traitement et complémentaires des antibiotiques utilisés actuellement. » Olivier Neyrolles, porteur du projet Fight-TB.