Détection Immunitaire et Elimination des Pathogènes

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Etienne meunier

Responsable d'équipe

Au cours des 20 dernières années, la mort cellulaire s’est imposée comme un processus crucial dans le déclenchement de l’inflammation, la défense de l’hôte contre les infections et les pathologies. Pour comprendre les déterminants des différents types de mort cellulaire, les interactions microbiennes avec les cellules constituent un domaine de recherche passionnant, car les agents pathogènes utilisent des facteurs de virulence pour modifier la régulation de diverses voies de mort cellulaire de l’hôte.

Le groupe vise à étendre et à renforcer les connaissances déjà développées, mais aussi à relever les défis de demain dans les domaines de la mort cellulaire, de l’immunité, des interactions hôte-pathogène, ainsi que de l’exposition environnementale. En effet, au cours des infections, le pronostic vital des patients est fortement influencé à la fois par les caractéristiques intrinsèques des agents microbiens et par des paramètres environnementaux, l’âge, le sexe et des facteurs génétiques.

Les inflammasomes sont des complexes multiprotéiques intracellulaires qui jouent des fonctions essentielles dans l’immunité contre les agents pathogènes. Plus précisément, les inflammasomes favorisent à la fois une forme régulée de mort cellulaire appelée pyroptose et déclenchent la libération de cytokines inflammatoires clés, l’interleukine (IL)-1β et l’IL-18, deux processus majeurs dans le contrôle des infections microbiennes. En raison de leur implication dans diverses conditions physiopathologiques, la compréhension des inflammasomes a suscité un intérêt croissant au sein des communautés scientifique et médicale au cours des vingt dernières années. Cependant, la majorité de ces connaissances provient soit de l’utilisation de modèles rongeurs, qui peuvent ne pas refléter les caractéristiques structurelles et fonctionnelles spécifiques des inflammasomes humains, soit de l’étude de cellules immunitaires, lesquelles expriment une large diversité d’inflammasomes mais sont dépourvues de ceux spécifiquement enrichis dans les cellules non immunitaires.

Ainsi, nous étudions des fonctions cruciales et encore inexplorées d’inflammasomes humains uniques dans les épithéliums (kératinocytes cutanés et cornéens, voies aériennes, cellules épithéliales pulmonaires et intestinales) ainsi que dans d’autres compartiments (par exemple les neurones et les cellules endothéliales). Nous abordons également la régulation et les fonctions des inflammasomes dans des cellules immunitaires atypiques et encore peu étudiées, à savoir les granulocytes neutrophiles et éosinophiles, ainsi que dans les mastocytes, sentinelles essentielles des réponses immunitaires.

Pour répondre à ces questions, nous utilisons une combinaison de technologies en microbiologie, immunologie, biochimie, biologie moléculaire et cellulaire, appliquées à divers modèles cellulaires humains développés au sein du groupe, incluant des organoïdes épithéliaux humains primaires et des systèmes « organe sur puce ».

Cette recherche multidisciplinaire conduit à des découvertes majeures sur la régulation des inflammasomes humains et leurs interactions avec les agents pathogènes microbiens et diverses menaces environnementales.

 

Contacts pour les personnes intéressées : étudiant.es, post-docs, technicien.ne/ingénieur.es, enseignant.e-chercheur.se et autres:  
etienne.meunier@ipbs.fr
celine.cougoule@ipbs.fr

Membres de l’équipe

Chercheurs

Céline Cougoule (CNRS)
Raoul Mazars (University of Toulouse)
Etienne Meunier (CNRS)

Ingénieurs de recherche

David Pericat (CNRS)
Chloé Rives

Postdoc

Thomas Benoist
Caio Bomfim

Doctorants

Léa Fromont
Andréa Gomes
Margaux Paradis
Léa Ravon-Katossky
Romain Vergé
Lylia Hakem

Equipe émergente accueillie

Virginie Stévenin (Responsable d’équipe émergente – FRM)

Nos Projets de Recherche

Débloquer la réponse immunitaire : les moyens cellulaires et moléculaires par lesquels les senseurs intracellulaires détectent les pathogènes

Court-circuiter les PRRs intracellulaires : fonctions non canoniques des senseurs cytosoliques

Immunité stromale : comprendre les réponses immunitaires et microbicides des épithélia

Gorse et al. (2025) Portimine A toxin causes skin inflammation through ZAKα-dependent NLRP1 inflammasome activation.Cell Rep

Blot et al. (2024) Leishmania infantum exploits the anti-ferroptosis effects of Nrf2 to escape cell death in macrophages. Mol Cell

Rozario et al. (2024) Mechanistic basis for potassium efflux-driven activation of the human NLRP1 inflammasome. Proc Natl Acad Sci USA

Pinilla et al. (2023) EEF2-inactivating toxins engage the NLRP1 inflammasome and promote epithelial barrier disruption. J Exp Med

Leo-Icaza et al. (2023) Druggable redox pathways against Mycobacterium abscessus in cystic fibrosis patient-derived airway organoids. PLoS Pathog

Planès et al. (2022) Human NLRP1 is a sensor of pathogenic coronavirus 3CL proteases in lung epithelial cells. Mol Cell

Iakobachvili et al. (2022) Mycobacteria-host interactions in human bronchiolar airway organoids. Mol Microbiol.

Murine macrophage infected with Francisella novicida (Red) and stained for LC3 (Green).