AR-BioClear : des approches physiques innovantes pour fragiliser les biofilms bactériens
CNRS Innovation a accordé un financement pour soutenir le développement d’AR-BioClear, un nouveau projet porté par Jelena Kolosnjaj-Tabi à l’Institut de pharmacologie et de biologie structurale. Le projet est mené en collaboration avec Etienne Dague au LAAS-CNRS, Hedia Marrakchi à l’IPBS, et Slavko Kralj au Jožef Stefan Institute, en Slovénie.
AR-BioClear vise à explorer des approches physiques innovantes pour lutter contre les biofilms bactériens, des communautés microbiennes hautement organisées qui présentent une forte tolérance aux traitements antimicrobiens.
Impliqués dans de nombreuses infections persistantes, les biofilms représentent un défi majeur de santé publique, en particulier dans le contexte de l’antibiorésistance. Au sein de ces structures complexes, les bactéries sont protégées par une matrice extracellulaire dense qui limite la pénétration et l’efficacité des traitements conventionnels, rendant leur éradication particulièrement difficile.
Le projet cherchera à développer de nouvelles stratégies capables de fragiliser ou de désorganiser ces environnements bactériens protecteurs afin d’améliorer l’efficacité des traitements. En combinant des expertises en biophysique, microbiologie et nanotechnologies, AR-BioClear étudiera comment des stimuli physiques appliqués de manière externe peuvent être exploités pour cibler l’intégrité des biofilms et la persistance bactérienne.
Au-delà de ses applications biomédicales potentielles, ce projet s’inscrit dans les efforts plus larges visant à répondre au défi mondial croissant de l’antibiorésistance.
Dr Jelena Kolosnjaj-Tabi
AR-BioClear : des approches physiques innovantes pour fragiliser les biofilms bactériens