À l’occasion de la Journée mondiale de la tuberculose (24 mars), l’IPBS met en lumière la richesse, la diversité et le rayonnement international de ses recherches consacrées à cette maladie, qui demeure l’une des principales causes de mortalité infectieuse dans le monde. Au cours de l’année écoulée, les équipes de l’IPBS ont contribué à plusieurs publications scientifiques majeures, couvrant l’ensemble du spectre de la recherche sur la tuberculose, des mécanismes fondamentaux de la biologie de Mycobacterium tuberculosis aux réponses immunitaires de l’hôte, en passant par les modèles d’infection et la découverte de nouvelles approches thérapeutiques.
Plusieurs travaux ont permis d’identifier des mécanismes clés de survie de M. tuberculosis dans l’organisme. Les chercheurs de l’IPBS ont notamment montré que l’acquisition de sulfate inorganique est essentielle à la survie bactérienne et à l’équilibre redox dans le poumon, révélant ainsi une nouvelle cible thérapeutique spécifique (PNAS). Par ailleurs, une étude publiée dans EMBO Journal a mis en évidence des structures inédites, les « effluxosomes », impliquées dans la résistance aux métaux toxiques et ouvrant de nouvelles pistes pour le développement d’antimicrobiens.
D’autres travaux ont apporté des éclairages structuraux et fonctionnels sur des facteurs de virulence, tels que la mannosyltransférase (Communications Biology), ou revisité des cibles thérapeutiques majeures comme InhA, en soulignant les défis et opportunités pour la conception rationnelle de nouveaux médicaments (ChemMedChem). Enfin, des recherches en biophysique ont montré comment certains lipides mycobactériens modulent les membranes de l’hôte, contribuant à la réponse immunitaire (Biophysical Journal).
L’IPBS contribue également à décrypter les stratégies par lesquelles la tuberculose détourne les défenses immunitaires. Une étude a montré que des lymphocytes B producteurs d’IL-6 orientent les monocytes vers un profil anti-inflammatoire, susceptible d’entraver l’immunité protectrice (European Journal of Immunology). Une autre publication a révélé que la tuberculose induit un reprogrammation métabolique des macrophages favorisant la dissémination du VIH-1, ouvrant la voie à de nouvelles stratégies thérapeutiques ciblant le métabolisme cellulaire (Life Science Alliance).
Ces résultats s’inscrivent dans une réflexion plus large, avec notamment une revue de référence dans Nature Reviews Immunology identifiant les verrous actuels dans la compréhension de l’immunité T anti-tuberculeuse, ainsi qu’une synthèse sur la diversité des macrophages et leur environnement tissulaire dans l’infection (Cold Spring Harbor Perspectives in Medicine).
L’IPBS développe également de nouveaux outils et approches pour lutter contre la tuberculose. Une revue dans FEBS Journal met en avant le potentiel des organoïdes pulmonaires comme modèles humains pertinents pour étudier l’infection et tester de nouvelles thérapies. Sur le plan thérapeutique, des chercheurs ont identifié de nouvelles molécules lipidiques bio-inspirées à forte activité anti-tuberculeuse (European Journal of Medicinal Chemistry), ouvrant des perspectives prometteuses pour la découverte de futurs antibiotiques.
Au-delà des publications, la recherche sur la tuberculose à l’IPBS s’appuie sur un réseau étendu de collaborations internationales et de projets structurants.
Parmi les initiatives récentes :
Ces actions illustrent le positionnement de l’IPBS à l’interface entre recherche fondamentale, santé globale et innovation translationnelle.
L’IPBS participe activement à la formation des futurs experts de la tuberculose. Parmi les faits marquants récents :
Par ailleurs, certaines découvertes issues de la recherche sur la tuberculose alimentent désormais des démarches de valorisation et d’innovation, notamment en glycobiologie.
